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ENGOLO Marylin Margaret : Elaboration et mise en oeuvre des politiques publiques au Cameroun : essai sur le cas de l'engagement politique des femmes de 1990 à 2020
Publié le 3 mai 2021 – Mis à jour le 11 juin 2026
Auteur/Autrice : Engolo, Marylin Margaret
Directeur de thèse : Laurent Godmer
Discipline : Sciences Politiques
Les femmes camerounaises se montrent aujourd'hui très actives dans le domaine politique, notamment dans le parti au pouvoir qui a une branche féminine. Seules les pesanteurs sociologiques bloquent encore la participation massive des femmes et de nombreuses associations travaillent dans ce domaine. Les femmes sont en outre nombreuses dans l'armée et la police. En revanche, certaines femmes occupent déjà de manière timide des postes de commandement dans l'administration territoriale. On retrouve encore de nombreuses femmes chefs de foyer qui n’ont pas la formation suffisante pour occuper un emploi et travaillent principalement dans l'agriculture et le secteur informel. Malgré le fait que l'on souligne que les obstacles entravant l'avancement des femmes existant depuis des siècles sont ancrés dans les mentalités et, par conséquent, très difficiles à enrayer. Il faudrait noter la volonté politique du Gouvernement, et le fait que le cadre constitutionnel est implant et que les plans d'action sont de plus en plus mis en œuvre. Depuis La Déclaration sur la Parité dans la constitution révisée du Cameroun qui annonçait que le partage du pouvoir politique est une nécessité et qu'au surplus le partage du pouvoir économique entre les hommes et les femmes prépare à une économie plus équitable, plus juste et plus prospère. On a pu noter que les femmes depuis lors ont pris position et ont dit oui à une reforme de notre loi fondamentale qui tienne compte de la place de la femme dans tous les aspects de la vie civile, politique, économique, sociale et culturelle. Elles affirment leur attachement à l'égalité et à la parité à tous les niveaux et dans tous les domaines de la gestion des affaires de la Cité. Elles intègrent la perspective de genre dans la gouvernance et les processus de décentralisation actuels, essentiel pour atteindre un développement humain durable équitable et inclusif. Elles Proposent en conséquence que l'exigence de parité sus - évoquée, indice de démocratie, de justice sociale, de civilisation et de modernité, soit consignée dans un article du dispositif constitutionnel afin d'en garantir la pleine justiciabilité. Que soit abrogé purement et simplement le tiret 17 du Préambule de l'actuelle Constitution qui dispose que « la nation protège la femme... », comme contraire au principe de l'égalité. Et elles appellent enfin à une révision constitutionnelle et soumettent cinq articles qui ont pour objectif d'institutionnaliser la parité et de créer un observatoire de la parité .
Directeur de thèse : Laurent Godmer
Discipline : Sciences Politiques
Résumé :
Les femmes camerounaises se montrent aujourd'hui très actives dans le domaine politique, notamment dans le parti au pouvoir qui a une branche féminine. Seules les pesanteurs sociologiques bloquent encore la participation massive des femmes et de nombreuses associations travaillent dans ce domaine. Les femmes sont en outre nombreuses dans l'armée et la police. En revanche, certaines femmes occupent déjà de manière timide des postes de commandement dans l'administration territoriale. On retrouve encore de nombreuses femmes chefs de foyer qui n’ont pas la formation suffisante pour occuper un emploi et travaillent principalement dans l'agriculture et le secteur informel. Malgré le fait que l'on souligne que les obstacles entravant l'avancement des femmes existant depuis des siècles sont ancrés dans les mentalités et, par conséquent, très difficiles à enrayer. Il faudrait noter la volonté politique du Gouvernement, et le fait que le cadre constitutionnel est implant et que les plans d'action sont de plus en plus mis en œuvre. Depuis La Déclaration sur la Parité dans la constitution révisée du Cameroun qui annonçait que le partage du pouvoir politique est une nécessité et qu'au surplus le partage du pouvoir économique entre les hommes et les femmes prépare à une économie plus équitable, plus juste et plus prospère. On a pu noter que les femmes depuis lors ont pris position et ont dit oui à une reforme de notre loi fondamentale qui tienne compte de la place de la femme dans tous les aspects de la vie civile, politique, économique, sociale et culturelle. Elles affirment leur attachement à l'égalité et à la parité à tous les niveaux et dans tous les domaines de la gestion des affaires de la Cité. Elles intègrent la perspective de genre dans la gouvernance et les processus de décentralisation actuels, essentiel pour atteindre un développement humain durable équitable et inclusif. Elles Proposent en conséquence que l'exigence de parité sus - évoquée, indice de démocratie, de justice sociale, de civilisation et de modernité, soit consignée dans un article du dispositif constitutionnel afin d'en garantir la pleine justiciabilité. Que soit abrogé purement et simplement le tiret 17 du Préambule de l'actuelle Constitution qui dispose que « la nation protège la femme... », comme contraire au principe de l'égalité. Et elles appellent enfin à une révision constitutionnelle et soumettent cinq articles qui ont pour objectif d'institutionnaliser la parité et de créer un observatoire de la parité .
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