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Du consentement dans la maladie d'Alzheimer

Publié le 4 avril 2018 Mis à jour le 4 avril 2018
Date(s)

le 10 mars 2017

Un ouvrage de Véronique Lefebvre des Noettes.

Le consentement aux soins, à l'entrée en institution, semble être une notion forte, claire, transparente et contractuelle qui est réaffirmée dans les grands principes législatifs, depuis le code de Nuremberg en 1947 jusqu'à la loi 2015 d'adaptation de la société au vieillissement. Consentir, c'est s'en remettre à une décision volontaire, argumentée, adoptée en toute conscience à la suite d'un temps de délibération. Mais quand la vulnérabilité s'installe, quand la démence «s'emmêle» ?, que faut-il faire? L'art d'être à l'autre nous pousse à la créativité relationnelle, et le dessin de la maison et de la maison de retraite idéale nous ouvre la porte de la quête de l'ethos, du chez-soi. Rechercher à tout prix le consentement libre et éclairé à l'entrée en institution chez les patients Alzheimer, n'est-ce pas aussi les considérer comme des êtres humains capables d'autonomie, de choix et de discernement ? Ne serait-ce pas également la question du comment qui devrait nous guider ? La vigilance éthique nous conduit à éviter quelques écueils : consentir leur place, ne pas poser la question, se contenter d'une parodie de consentement sur un formulaire d'admission. Si consentir veut bien dire « Sentir ensemble?», alors donnons-nous le temps de le faire.


Auteur :  
Véronique Lefebvre des Noettes, pédopsychiatre de formation, puis psychiatre adulte et gériatre, est praticien hospitalier depuis trente ans dans un grand hôpital de gériatrie de la région parisienne. Elle est également inscrite auprès du tribunal de grande instance de Créteil, enseignante, membre du conseil scientifique de l'Espace éthique régional d'Île de France et membre du conseil scientifique de l'Espace national de réflexion éthique sur les maladies neurodégénératives et la maladie d'Alzheimer.