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Colloque "Gouvernance globale contre régulation ?"

Publié le 29 mai 2012 Mis à jour le 17 décembre 2012
Colloque - Conférence
Colloque - Conférence
Date(s)

le 8 juin 2012

Lieu(x)
Créteil
Université Paris-Est Créteil (UPEC)
Faculté d'Administration et d'Echanges Internationaux (AEI)
Batiment T - Salle des Actes
61, avenue du Général de Gaulle
94010 Créteil Cedex
Métro : Créteil Université (ligne 8)

Colloque organisé par le Largotec avec le soutien du Regiment et du Cecri.

Quelles normativités pour les relations internationales ?». L’objectif est de questionner l’apport que la notion de « gouvernance globale » peut représenter pour l’étude des relations internationales. Constitue-t-elle un nouveau paradigme à même de renouveler l’étude des relations internationales ou un simple infléchissement de ses paradigmes traditionnels ?

Problématique scientifique du colloque

Comment qualifier le mode d’organisation (ou de désorganisation) du monde dans lequel nous vivons ? Cette question est au cœur de la réflexion en Relations internationales depuis près d’un siècle et elle fait l’objet de nombreux débats et controverses notamment entre « réalistes » pour lesquels les relations internationales sont principalement interétatiques et régulées par la puissance, « idéalistes » ou « libéraux » qui insistent davantage sur les mécanismes de coopération entre Etats, sur l’émergence de nouveaux acteurs non-étatiques et sur la régulation par le droit, et « transnationalistes » qui rompent plus nettement que les précédents avec la vision stato-centrée et concentrent leur intérêt sur les interactions entre sociétés notamment les mouvements transfrontaliers (physiques, idéels, virtuels…) et leurs impacts sur les relations internationales. Ces débats reviennent périodiquement mais ils ne résument pas l’étude des relations internationales même s’ils la traversent.
Au-delà des débats centrés sur ces théories très globalisantes, il est en effet possible d’analyser les relations internationales à travers d’autres prismes, celui des aires géographiques, et celui des approches sectorielles. C’est ce dernier choix que nous faisons en analysant les relations internationales par le prisme des mécanismes de coopération et d’intégration dont la gouvernance globale constitue une des variantes. Non que nous considérions a priori ces mécanismes comme étant inéluctables ou définissant le « sens de l’histoire » mais parce qu’il semble utile d’en apprécier la portée, contre ou en complément des dimensions de rivalités, de puissances et de confrontations qui caractérisent très largement les relations internationales.

Dans ce contexte, le LARGOTEC, avec le soutien de REGIMEN  et du CECRI, organise les 7 et 8 juin 2012 un colloque intitulé « gouvernance globale et régulation. Quelles normativités pour les relations internationales ?». L’objectif est de questionner l’apport que la notion de « gouvernance globale » peut représenter pour l’étude des relations internationales. Constitue-t-elle un nouveau paradigme à même de renouveler l’étude des relations internationales ou un simple infléchissement de ses paradigmes traditionnels ? Pour répondre à cette question très générale les organisateurs du colloque ont décidé de centrer leurs recherches sur un de ses aspects, la production normative, qui fut déjà étudiée par le LARGOTEC dans le domaine des politiques publiques. Le mode de production normative, sa portée, constituent en effet un révélateur de l’état des relations internationales. Celles-ci sont-elles dans un état anarchique plus ou moins partiellement régulé comme le considèrent les tenants de l’approche « réaliste » des relations internationales ou en voie d’intégration grâce au renforcement de coopération comme le pensent plutôt les tenants de l’approche « libérale » ou « idéaliste » ? L’Etat constitue-t-il l’acteur dominant des relations internationales ou celles-ci voient-elles l’émergence de nouveaux acteurs disposant d’une capacité de production normative comme le suggère l’émergence de la notion de gouvernance globale ? Plus généralement, les transformations en cours se traduisent-elles par un renforcement de la régulation interétatique ou l’émergence d’un nouveau régime international global ?

Dans cette perspective, quatre questions principales seront abordées dans ce colloque qui structureront les quatre demi-journées :

1- La gouvernance globale : quel type de paradigme pour l’étude des relations internationales ?
La notion de « gouvernance globale » constitue-t-elle un nouveau paradigme pertinent pour les Relations internationales ? Constitue-t-elle un paradigme alternatif, complémentaire aux autres, ou correctif ? Comment se situe cette notion dans les débats qui traversent les Relations internationales depuis un siècle comment son émergence en modifie-t-elle les termes ?

2- La gouvernance globale : un nouveau type de régime international global ?
La gouvernance globale constitue un mode de régulation qui emprunte plusieurs voies parmi lesquelles le droit, le marché, la négociation entre les parties prenantes. Jusqu’à quel point ce mode de régulation transforme-t-il nos régimes politiques compris ici comme « un ensemble de principes, de normes, de règles et de procédures de décisions implicite ou explicites, autour desquels les attentes des acteurs convergent dans un domaine spécifique » et en façonne-t-il un nouveau type ? La gouvernance désigne-t-elle un mode de coopération, un arrangement institutionnel ou un régime international global ? Dans ce dernier cas quelles en seraient les caractéristiques ?

3- La gouvernance globale, quel type de normativité ?
Quels types de normes génèrent les différentes instances de gouvernance à l’échelle internationale ? (normes juridiques, normes informelles, codes de conduite négociés, certifications, déclarations d’intentions…). Quels sont les acteurs et promoteurs de ces normes ? Comment ces normes s’articulent-elles avec celles relevant des échelles nationale et locale ? Ces normes renvoient-elles à l’émergence d’un pouvoir supranational ?

4- La gouvernance globale, prémices d’une société internationale ?
Si la multiplicité des acteurs contribuant à la définition des normes est une des caractéristiques de la gouvernance, celle-ci est particulièrement marquée dans le domaine international : institutions internationales, réunion interétatiques (les « sommets »), organisations à vocation universelle, organisations interétatiques multilatérales, sociétés civiles, acteurs économiques, groupes d’intérêts…Assiste-t-on à une simple juxtaposition d’acteurs ou aux prémices d’une « société internationale » ?